• ♥ Fin d’automne ♥

    ♥ Fin d’automne ♥

    ♥ Fin d’automne ♥

    FIN DE L’AUTOMNE 

    La nature ferme les portes de l’automne

    Une à une ses feuilles l’abandonnent

    Les belles couleurs d’une chaleur monotone

    tremblent sous le vent qui les chasse en personne

    Les pauvres arbres commencent à avoir froid

    Raides et noircit ils frissonnent dans le bois

    Les oiseaux malheureux sur les branches gazouillent

    Avec leurs petites pattes doucement se gratouillent

    La neige ce matin à blanchie toutes les cimes

    Voilà que sur la toile l’hiver se dessine

    Glisse sur le sentier les doux coussins de feuilles

    Se chahute dans la crisse, de celles qui veulent

    Pour d’autres déjà l’humidité de fin

    Mais ne pleurent pas sur leur triste destin

    Les volets mi-clos des couleurs de l’automne

    Bercent mon cœur d’une langueur monotone

    Le noir s’éclaire dans la nuit sans délire

    La nature s’endort pour mieux vouloir revivre

    ClaudeB


    15 commentaires
  • ♥ Les chats ♥

    ♥ Les chats ♥

    ♥ Les chats ♥

    Les Chats 

    Les amoureux fervents et les savants austères

    Aiment également, dans leur mûre saison,

    Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

    Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

    Amis de la science et de la volupté

    Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;

    L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,

    S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

    Ils prennent en songeant les nobles attitudes

    Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

    Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;

    Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques

    Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

    Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

     

    Charles Baudelaire, Les fleurs du mal


    13 commentaires
  • ♥ Orchidée ♥

    ♥ Orchidée ♥

    ♥ Orchidée ♥

    Par une pluie d’étoiles

    Sont nées les orchidées

    Dans les plis d’un long voile

    Au cœur de la rosée

    Venues d’un autre ciel

    Du pays des lumières

    Habillées de pastel

    Pour embellir la terre

    Le drapé d’élégance

    De ces dames subtiles

    Jouent dans la transparence

    De dentelles fragiles

    Le trésor impérial

    D’une ondée de couleurs

    Compose le floral

    De jolis intérieurs

    Des belle de salons

    En vases porcelaines

    Trônent dans les maisons

    Des adorables reines

    Des jardins somptueux

    Aux beaux bouquets de soie

    S’ouvrent devant nos yeux

    En pétales de joie

    Quoi de plus merveilleux

    Qu’une fleur qui prend vie

    Que l’instant et heureux

    De douceur inouïe

    Laurence Pâté 22 avril 2011


    18 commentaires
  • ♥ Neige ♥

     ♥ Neige ♥

     ♥ Neige ♥

    LA NEIGE

    Il a neigé dans ma tête et dans mes yeux

    La nature dans sa blancheur du merveilleux

    L'automne éclatant s'est pris pour l'hiver

    Son dernier jour en est devenu pervers

    Mes yeux ont joués aux flocons de neige

    A scintiller pour mieux créer des arpèges

    Les chanter en fin cristaux d'allégresse

    Voler sous le vent de blanches tendresses

    Charmer les nuages d'ombres grisantes

    Priver le grand astre du jour son rôle d'amante

    Mon cœur est rempli d'étoiles qui flamboient

    Les yeux sans arrêt sur le qui vive brillent d'émois

    Me voilà un flocon volant dans des flots d'or

    Qui sont attirés au loin vers l'horizon en décor

    Dans cet archipel où s'est noyé le soleil sublime

    Dans ce palais de la terre où se cachent les cimes

    Des montagnes sacrées en blanc en formes divines

    Consacrées par le dieu éternel dans ce grand lac des cygnes

    La nature ce soir est recouverte de tous ces diamants

    Mes yeux continuent à jouir de ce spectacle enivrant

    Cette immensité consacre une vie pour un autre jour

    Je me laisse emporter par ses paillettes de l'amour

    ClaudeB

     je serais absente toute la journée 

    bisous à vous tous


    15 commentaires
  • ♥L’enfant ♥

    ♥ L’enfant ♥

    ♥ L’enfant ♥♥ L’enfant ♥

    L’Enfant

    Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.

    Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil,

    Chio, qu’ombrageaient les charmilles,

    Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,

    Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois

    Un chœur dansant de jeunes filles.

    ♥ L’enfant ♥ 

    Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,

    Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,

    Courbait sa tête humiliée ;

    Il avait pour asile, il avait pour appui

    Une blanche aubépine, une fleur, comme lui

    Dans le grand ravage oubliée.

    ♥ L’enfant ♥ 

    Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !

    Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus

    Comme le ciel et comme l’onde,

    Pour que dans leur azur, de larmes orageux,

    Passe le vif éclair de la joie et des jeux,

    Pour relever ta tête blonde,

     ♥ L’enfant ♥

    Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner

    Pour rattacher gaîment et gaîment ramener

    En boucles sur ta blanche épaule

    Ces cheveux, qui du fer n’ont pas subi l’affront,

    Et qui pleurent épars autour de ton beau front,

    Comme les feuilles sur le saule ?

     ♥ L’enfant ♥

    Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?

    Est-ce d’avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,

    Qui d’Iran borde le puits sombre ?

    Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,

    Qu’un cheval au galop met, toujours en courant,

    Cent ans à sortir de son ombre ?

    ♥ L’enfant ♥ 

    Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,

    Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,

    Plus éclatant que les cymbales ?

    Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l’oiseau merveilleux ?

    – Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,

    Je veux de la poudre et des balles.

    Victor Hugo,


    15 commentaires
  • ♥ Magie d’un rêve ♥

    ♥ Magie d’un rêve ♥

    ♥ Magie d’un rêve ♥

    « Il est bon de rêver longtemps, car les avantages dont la perspective lointaine nous sourit

    comme un mirage de bonheur, vus de près et touchés du doigt, peuvent faire fuir l'illusion et irriter le désir :

    Le bonheur le plus ardemment désiré, dit Pierre Leroux, quand il est obtenu, effraye l'âme de son insuffisance.

    Notre cœur est semblable au tonneau des Danaïdes que rien ne pouvait remplir.

    Citation de Louis-Auguste Martin »


    20 commentaires